Faisons un bout de chemin ensemble...

Tiens de la visite... Que faîtes-vous ici?

Perdu vous aussi?

Oui, il fait noir... Mais allons vers la lumière là-bas... Les étoiles nous guideront; notre chemin sera parsemé des plus grandes merveilles scientifiques des incroyables mathématiques à un peu de biologie parfois en passant par l'intriguante physique et l'étrange chimie. Parfois, nous pourrons tomber sur une petite parenthèse littéraire.

Quoi? Vous dîtes? Qu'est-ce que cette lumière rayonnante là-bas?

Bonne question... Allons voir!

Mardi 13 mars 2007

Je suis vide. Tout me transperce. Chaque phrase, chaque mot a la possibilité de venir résonner en moi. Capacité de passer par tous les points de vue (ou presque). Capacité de ressentir n'importe quoi. Comment savoir où la sensation réelle commence et où la sensation imaginaire finit?

Être une minute un animal sauvage et avoir envie d'hurler, l'instant d'après devenir un tueur sanguinaire tout sourire face à une lame de couteau brillante.

Adhérer en même temps à tous les points de vue bien argumentés.

S'adapter à l'interlocuteur constamment, à son point de vue.

Chaque mot lu est comme une goutte d'eau tombant sur la surface d'une flaque, créant des remous.

Je suis une vaste caverne souterraine, difficile à atteindre, mais une fois rendu, chaque phrase résonne en moi. Mes pensées ne sont en somme que l'écho de ces phrases qui revient, déformées, plus faibles.

Incapacité à créer, innover. Devoir constamment s'inspirer.

Tout gober facilement et le regurgiter par la suite. Rien n'est m'est caractéristique. Je ne suis que le reflet d'une autre personne, d'un livre.

Je ne suis authentique que le soir, seule dans le froid du lit vide, vide aussi présent en moi. Je voudrais m'emplir d'un infini, ne plus sentir cette absence de l'intelligence, être autre chose qu'un corps où tout résonne librement, se confond, se mélange. Je voudrais avoir ma propre identité. Je cherche mon identité. M'avez-vous vu?

Lundi 26 février 2007

Tout sentir, mais sans ressentir. Voir sans regarder, entendre sans écouter. Marcher inlassablement, sans penser, sans savoir où aller. Simplement marcher. Marcher sans avancer. Voir des couleurs, ne pas les distinguer, voir les formes sans les reconnaître. Tout se brouille, se déforme. Le temps d'une fraction de seconde. L'image ne reste que sur la retine, le cerveau n'enregistre rien, ne capte rien. Il est au repos. Tout engourdi, endormi, ne voulant pas se réveiller, aucune volonté.

"On ne s'aperçoit vraiment que sa main nous est sienne que lorsque quelqu'un la touche" (Réjean Ducharme, L'océantume) donc parce que nous ressentons le contact extérieur par quelque chose qui n'est pas nous. Si ce contact est brisé, notre corps ne nous appartient donc plus...

 
 
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