Il y a ce gars dans mon cours de physique. Appelons-le A***. A*** essaye de rentrer en médecine l'automne prochain à l'Université. Ses grands-parents voudraient qu'il soit médecin, ses parents veulent qu'il soit médecin, ses oncles et tantes veulent qu'il soit médecin, etc., etc. Bref, toute sa famille le voit déjà médecin! Aspergé de ces discours depuis sa tendre enfance, A*** a toujours orienté ses études vers la médecine `un tel point qu'il veut de lui-même aller en médecine.
Première sessoin au cegep, français 101. Il me vient me voir: "Hey, ça te déragerais-tu que je t'appelle de temps à autre si j'ai des questions"
"Heuuuuuuu............... Ben.... O.k"
Veille du premier examen, 10:00 du soir, le téléphone sonne...... Et ce fut la même chose avant chaque examen.
Deuxième session, cours d'électricité et magnétisme.... Il m'appelait pour quasiment chaque rapport de laboratoire, avant chaque examen (encore tard le soir)...
Dans les cours, c'est celui qui est collé sur les procédures. "Excusez-moi monsieur, mais faut-il faire cette étape-là dans une démarche d'examen?"
"Excuse-moi Jessica, mais dans ce numéro, quelle formule faut-il appliquer?"
Triste constat: il doit étudier pratiquement jour et nuit, sans relâche... Il subit la pression de ses proches et de lui-même. Il atteint difficilement la cote R nécessaire.
C'est désolant de voir un tel spectacle. Pour lui, tous les cours sont sérieux... Si un prof fait une parenthèse, c'est le genre à se demander "est-ce que ce sera dans l'examen?" plutôt que d'en profiter (parce que les parenthèses sont souvent bien plus intéressantes que le cours lui-même...)
A*** sera probablement accepté à l'Université en médecine. Malgré l'ardeur qu'il y met, il n'en a pas la passion. Ses véritables motifs sont le prestige des études en médecine, le salaire et tous les autres avantages....
Vos réactions